Compteurs d’eau divisionnaires : ce que la loi exige réellement de votre copropriété (avant et après 2007)
« C’est obligatoire, il faut installer des compteurs individuels. » Cette phrase, beaucoup de copropriétaires l’ont entendue lors d’une assemblée générale, prononcée comme une évidence. Or la loi est nettement plus nuancée. Le décret n° 2007-796 du 10 mai 2007 impose effectivement la pose de compteurs d’eau froide divisionnaires, mais uniquement dans les immeubles dont le permis de construire a été déposé après le 1er novembre 2007.
Pour tout le bâti antérieur — c’est-à-dire la grande majorité des copropriétés françaises — il n’y a aucune obligation rétroactive. L’individualisation reste possible, mais elle relève d’un vote en assemblée générale, dont la majorité applicable (article 24 ou article 25 de la loi du 10 juillet 1965) dépend de la nature exacte des travaux. Comprendre cette ligne de partage, c’est éviter une dépense parfois imposée à tort par certains syndics ou prestataires.
La réglementation sur les compteurs d’eau individuels (loi SRU de 2000, décret 2003-408, Code de la construction et de l’habitation) prévoit des seuils et des cas de dérogation. Avant tout vote ou contestation, il convient de vérifier la date de construction de l’immeuble, le règlement de copropriété et l’état des installations.
L’installation de compteurs d’eau divisionnaires (article L2224-12 CGCT) est encadrée. Vérifier le contrat de location/relevé et la répartition exacte selon le règlement de copropriété.
Aller plus loin sur votre cas
Si vous voulez transformer ces points en action concrète sur votre copropriété — pièces analysées, questions précises à poser, modèles de mail prêts — voici nos deux portes d’entrée :
Mes Droits IMMO vous aide à comprendre, vérifier et préparer vos demandes au syndic. Aide documentaire et méthodologique — pas de consultation juridique d’avocat. Les sources juridiques (Légifrance, Service-Public.fr, ANIL, CNIL, DGCCRF) sont citées dans nos livrables.
Les écarts de consommation d’eau doivent être analysés à partir des relevés, des clés de répartition, des éventuelles fuites et des règles applicables à l’immeuble. Une anomalie apparente doit d’abord être documentée.