Le carnet d’entretien numérique de votre copropriété : ce que la loi vous donne le droit de demander
Tout copropriétaire a le droit légal d’accéder au carnet d’entretien de son immeuble. Depuis le décret n° 2019-650 du 27 juin 2019 (modifiant le décret de 1967), ce carnet doit être consultable de manière dématérialisée sur l’extranet sécurisé du syndic, en application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965 et de l’article 55 de la loi ALUR du 24 mars 2014.
Pourtant, beaucoup de syndics limitent encore l’accès, refusent de mettre à jour les rubriques, ou facturent des suppléments pour le consulter. Le carnet reste opposable : son contenu est défini par l’article 45 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 (créé par le décret n° 2001-477 du 30 mai 2001). Vous pouvez exiger l’accès complet, la mise à jour systématique, et engager la responsabilité du syndic en cas de refus persistant.
Le carnet d’entretien est un outil de transparence prévu par la loi (article L. 711-3 du Code de la construction et de l’habitation, décret 2001-477). Son contenu et son format peuvent évoluer selon les évolutions réglementaires : il est recommandé de vérifier la version applicable et de demander un état à jour au syndic avant toute conclusion.
Le carnet d’entretien numérique est obligatoire depuis le décret 2019-650. Le syndic doit le tenir à jour. Un copropriétaire peut en demander une copie à tout moment.
Le carnet d’entretien aide à suivre l’historique technique de l’immeuble. En cas d’information manquante, il est préférable de demander une transmission ou une mise à jour écrite avant de conclure à un défaut de gestion.