AG en visioconférence : les règles strictes de la loi du 10 juillet 1965
Depuis l’ordonnance n° 2019-1101 du 23 octobre 2019, l’article 17-1A de la loi du 10 juillet 1965 autorise les copropriétaires à participer à l’assemblée générale par visioconférence, par tout autre moyen de communication électronique, ou par vote par correspondance. La pandémie de Covid-19 a démultiplié l’usage, et la loi ASAP du 7 décembre 2020 a généralisé le dispositif après l’extension provisoire portée par l’ordonnance du 25 mars 2020. La visio est devenue la nouvelle norme dans 60 à 70 % des copropriétés.
Le problème ? Dans la grande majorité des AG en visio, les 4 conditions strictes imposées par le texte ne sont pas respectées : vote secret garanti, identification fiable du votant, simultanéité réelle des débats, archivage probant. Conséquence : chaque résolution votée dans ces conditions est annulable dans le délai de l’article 42 de la loi de 1965 — 2 mois à compter de la notification du procès-verbal. Voici les 4 conditions exactes, les 7 irrégularités les plus fréquentes, et la procédure pour faire annuler.
L’organisation d’une AG en visioconférence dépend du règlement de copropriété, des décisions d’AG antérieures et des dispositions réglementaires en vigueur. Cet article informe : il ne remplace pas la lecture du règlement ni l’avis d’un professionnel du droit immobilier.
Une AG en visioconférence doit respecter strictement l’article 17-1A de la loi 1965 et le décret du 27 juin 2019. Un manquement peut justifier une contestation dans le délai légal de 2 mois.
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Les modalités de participation à distance et de vote doivent être vérifiées au regard de la convocation, du règlement applicable et du procès-verbal. En cas de contestation, un professionnel habilité doit confirmer les délais et conditions.